Au cœur de La Malbaie, la boulangerie artisanale Pains d'Exclamation : pains au levain, viennoiseries et café — l'arrêt gourmand du matin en Charlevoix.
Il y a des matins, en Charlevoix, qui commencent par une odeur — celle du pain chaud et du café, à l'angle de la rue Saint-Étienne et de la rue John-Nairne, à La Malbaie. C'est l'adresse de Pains d'Exclamation, une boulangerie artisanale que les gens du coin fréquentent depuis une vingtaine d'années. Le genre d'endroit qui donne le ton à une journée avant même qu'on ait fini son premier café.
Pour qui séjourne quelques jours dans la région, c'est l'un de ces points de départ qu'on adopte vite. On y passe au réveil, on repart avec une miche encore tiède et un sac de viennoiseries, et le reste de la journée s'organise tout seul autour. Voici pourquoi ça vaut le détour, et quoi y prendre.
Une institution de centre-ville, de retour
Le comptoir café de Pains d'Exclamation.
Après une période de portes closes, la boulangerie a rouvert le 25 avril 2026, reprise par un groupe d'entrepreneurs charlevoisiens — dont d'anciens employés de la maison. Les nouveaux propriétaires ont refait les planchers et les comptoirs, et investi dans des équipements neufs, dont une chambre de fermentation venue d'Europe qui permet de contrôler finement la levée des pâtes.
Le geste, surtout, en est un de continuité : l'équipe a tenu à reprendre les recettes qui avaient bâti la réputation du lieu. Pour le visiteur, c'est une bonne nouvelle très concrète — le même bon pain qu'avant, sorti d'un atelier remis à neuf. Une adresse qui appartient à sa ville, et qui a retrouvé sa place au centre de La Malbaie.
Ce qu'on y trouve
Le mur de pains : miches au levain, baguettes et bâtards.
Le cœur de la maison, c'est le pain : miches au levain, baguettes, pains de campagne, pains aux noix, aux figues ou aux raisins, alignés sur de longues tablettes de bois contre le mur. C'est le genre de pain qu'on achète entier, qu'on tranche le soir au chalet, et dont la croûte tient encore le lendemain matin.
Croissants, chocolatines et brioches du matin.
À côté, la vitrine déborde de viennoiseries — croissants pur beurre, chocolatines, croissants au fromage, brioches au caramel, aux framboises ou au chocolat — et de pâtisseries pour la fin de journée. On y sert aussi le café (espresso, allongé, latte, cappuccino) et de quoi déjeuner sur place : pain doré, œufs, bols de fruits, sans oublier les sandwichs et les grilled-cheese du midi. C'est l'avantage d'une vraie boulangerie de village : tout est là pour composer un petit-déjeuner, un pique-nique de sentier ou un casse-croûte de retour d'excursion.
Le détail qui fait toute la différence, c'est le levain. Une pâte qui fermente lentement — d'où l'intérêt de la nouvelle chambre de fermentation — donne une mie plus goûteuse, une croûte qui chante sous le couteau et un pain qui se garde plusieurs jours. C'est exactement ce qu'il faut quand on cuisine au chalet : on achète une grosse miche en arrivant, et elle traverse le séjour sans faiblir, du petit-déjeuner aux tartines du soir.
S'attabler ou emporter
Les comptoirs de pains et de pâtisseries.
On peut très bien s'installer : les grandes tables communes, marque de fabrique de la maison, sont de retour, et l'on y prend volontiers un café coude à coude avec les habitués, le temps de planifier la journée. C'est tout l'esprit d'un commerce de centre-ville — un lieu de rencontre autant qu'un point de vente, où l'on croise quelqu'un sans l'avoir cherché.
Les grandes tables communes, face aux fenêtres et au fleuve.
Et si l'on est pressé de filer vers les sentiers ou le fleuve, on emporte simplement de quoi garnir la table du chalet : une baguette, quelques chocolatines, un pot de confiture. La boulangerie est aussi l'endroit où l'on règle, en cinq minutes, la question du déjeuner du lendemain et du pain pour le souper. Conseil d'habitué : on passe tôt — le pain et les viennoiseries sont à leur meilleur le matin.
L'arrêt du matin, à La Malbaie
L'adresse — 398, rue Saint-Étienne — est à cinq minutes à pied du fleuve et à quelques minutes en voiture de Cap-à-l'Aigle. C'est l'arrêt qu'on fait avant de descendre vers la promenade de la berge du Saint-Laurent, ou avant de prendre la route vers les sentiers du parc national des Hautes-Gorges.
Pour prolonger la matinée gourmande, on peut aussi pousser jusqu'à la boulangerie de Comporte, un peu à l'écart du centre, s'arrêter à la Boucherie Chez Jo pour préparer le souper, ou suivre la Route des Saveurs à la rencontre des artisans de la région. En Charlevoix, une bonne journée commence souvent par une bonne boulangerie.
À quelques minutes de là, à Cap-à-l'Aigle, le chalet de luxe Le Littoral attend ses hôtes pour savourer ces viennoiseries du matin autour de la grande table, face au fleuve Saint-Laurent.
