Nature

Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

Pour les randonnées plus longues et ardues, le parc des Hautes-Gorges vous attend. Vallées profondes, parmi les plus hautes parois à l'est des Rocheuses, au cœur de la Réserve de la biosphère de Charlevoix. Randonnée, ski de fond, raquette et fatbike en hiver. Droit d'accès obligatoire – consultez le site pour réserver.

Photo: Sépaq

Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

Certains paysages s'admirent. Le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, lui, se mérite. Créé le 28 juin 2000, ce territoire de 224,9 km² au cœur de la Réserve de la biosphère de Charlevoix (UNESCO, 1988) abrite les plus hautes parois rocheuses à l'est des Rocheuses canadiennes. Ce n'est pas une hyperbole touristique — c'est un fait géologique.

Un relief superlatif

La vallée de la rivière Malbaie est encaissée entre des parois qui s'élèvent à plus de 800 mètres. Le mont Jérémie, point culminant du parc, atteint 1 050 mètres d'altitude, tandis que le point le plus bas se situe à 190 mètres à la limite sud-est. Cette amplitude de près de 900 mètres, concentrée sur une superficie relativement modeste, crée un gradient écologique remarquable : des forêts d'érables à sucre et d'ormes d'Amérique au fond de la vallée jusqu'à une végétation rabougrie de type toundra sur les sommets.

L'Acropole des Draveurs : le sentier mythique

Sept sentiers de randonnée totalisent 32,9 kilomètres dans le parc. Mais c'est l'Acropole des Draveurs qui fait la réputation du lieu. Ce sentier de 10,5 kilomètres avec un dénivelé de 800 mètres mène au sommet de la Montagne des Érables. La montée est soutenue, parfois abrupte, et récompense les marcheurs avec une vue plongeante sur la vallée qui justifie chaque goutte de sueur. C'est l'une des plus belles randonnées du Québec, sans exagération.

Le nom du sentier évoque les draveurs — ces hommes qui guidaient les billots de bois sur la rivière Malbaie, une pratique qui a cessé en 1985 avec la fin des opérations forestières dans le parc.

Au fil de l'eau

La rivière Malbaie, avec ses cascades dont l'une atteint 160 mètres, est accessible en canot et en kayak. Une piste cyclable de 8 kilomètres longe la gorge, offrant une immersion dans le paysage sans l'effort de l'ascension. Les véhicules personnels ne sont pas autorisés dans le parc — des navettes assurent le transport, ce qui préserve la tranquillité du site.

Quatre saisons

Le parc ne dort pas en hiver. Le ski de fond, la raquette et le fatbike prennent le relais sur les sentiers enneigés — consultez notre guide que faire en Charlevoix en hiver pour planifier votre visite hivernale. Le contraste entre le silence blanc de janvier et l'explosion de couleurs de l'automne rend chaque visite unique.

Faune remarquable

Le parc héberge une faune qui reflète sa diversité d'habitats : la grive de Bicknell et l'aigle royal sur les sommets, le faucon pèlerin et le balbuzard pêcheur le long des parois, le caribou forestier sur les plateaux isolés, et le saumon atlantique dans la rivière Malbaie. L'arlequin plongeur, petit canard coloré des rapides, est une observation prisée.

Informations pratiques

L'accès au parc se fait depuis Saint-Aimé-des-Lacs, à environ quarante-cinq minutes du chalet Le Littoral, à Cap-à-l'Aigle, La Malbaie. Un droit d'accès quotidien est requis — la réservation en ligne sur le site de la Sépaq est fortement recommandée, surtout en période estivale.

Après l'effort de l'Acropole des Draveurs, le retour à votre résidence est un soulagement savouré : la piscine chauffée (ouverte du 15 mai au 15 septembre) détend les jambes, le sauna soulage les muscles, et la cuisine gastronomique est tout équipée pour préparer un repas digne de l'effort fourni. Un conseil de local : arrêtez-vous en chemin à la Boulangerie Pains d'Exclamation pour le pain du souper.