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Cuisiner local en Charlevoix : où s'approvisionner

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Où s'approvisionner pour cuisiner local en Charlevoix : producteurs de légumes, viandes du terroir, poisson frais et boissons artisanales du coin.

En Charlevoix, un séjour en chalet a un avantage que l'hôtel n'a pas : la cuisine est à vous. Et dans l'une des régions les plus gourmandes du Québec, remplir le frigo devient une activité en soi — une façon de rencontrer les producteurs, de suivre les saisons et de rapporter à table ce que le territoire fait de mieux. Voici, en toute franchise, où s'approvisionner pour bien manger pendant un séjour, du maraîcher au poissonnier de la Côte-Nord. Rien d'obligé là-dedans : juste de bonnes adresses, testées et approuvées, pour transformer le frigo du chalet en garde-manger charlevoisien.

Fruits et légumes : les producteurs d'abord

Pour le frais d'exception, le vrai plaisir se trouve chez les producteurs de la région. On pense aux Jardins du Centre, aux Éboulements, pour une quarantaine de variétés de légumes inusités ; à Champignons Charlevoix pour les pleurotes ; à Safran Nordique pour l'or rouge cultivé sur place. Le samedi, le marché public de La Malbaie réunit ces artisans au même endroit — et sa liste d'exposants, comme la Route des Saveurs, aide à repérer les bonnes adresses avant le jour J.

Les épiceries de La Malbaie, elles, sont parfaites pour l'essentiel et les produits de garde, et dépannent à toute heure. Et pour un ingrédient bien précis, hors saison ou difficile à trouver chez les petits producteurs, le plus sûr reste de l'apporter — ou de le commander — depuis Québec ou Montréal. Notre guide des marchés et producteurs détaille les meilleures étapes de la semaine.

Suivre les saisons

Cuisiner local, c'est aussi accepter le calendrier de la terre. Au début de l'été, ce sont les fraises et les premières verdures ; en juillet et août, les framboises et les bleuets de l'autocueillette, puis les légumes d'été en abondance ; à l'automne, les courges, les citrouilles et les pommes de l'Isle-aux-Coudres. Le poisson et la viande, eux, ne connaissent pas de saison morte. Le réflexe le plus simple reste de passer au marché public le samedi matin, puis de compléter en semaine chez les producteurs selon ce qui est mûr — c'est souvent là qu'on déniche le légume oublié, ou la coupe qu'on n'aurait pas pensé à demander.

La viande, le sommet du terroir

La Ferme Basque de Charlevoix, à Saint-Urbain La Ferme Basque de Charlevoix, à Saint-Urbain. Photo : Tourisme Charlevoix.

C'est sans doute sur la viande que Charlevoix brille le plus. Pour le canard et le foie gras, la Ferme Basque de Charlevoix, à Saint-Urbain, élève ses bêtes selon la méthode traditionnelle du Sud-Ouest. Pour l'agneau, Le Véritable agneau, à Saint-Hilarion, est le dernier transformateur certifié Agneau de Charlevoix IGP, avec plus de cinquante coupes. Pour le veau, la Ferme Jean-Robert Audet, à La Malbaie, est tenue par le « père du Veau de Charlevoix ». Et pour le gibier, un détour de cinq minutes avant Baie-Saint-Paul mène aux Volières de Baie-Saint-Paul — faisan, pintade, caille et, désormais, sanglier.

En ville, la Boucherie Chez Jo complète le panier avec une belle sélection et quelques fruits de mer surgelés. Un conseil de cuisinier : demandez à faire emballer votre pièce sous vide. Une cuisson basse température suivie d'une saisie au BBQ donne un résultat digne d'un restaurant — et la plupart des bons chalets sont équipés pour ça.

Le poisson et les fruits de mer

Soyons honnêtes : la baie de La Malbaie, peu profonde, n'a jamais donné naissance à une grande industrie de la pêche ; les meilleures pêcheries se trouvent sur la rive nord du Saint-Laurent. Notre adresse favorite, à environ deux heures de route vers le nord, au-delà du Saguenay : la Poissonnerie Les Escoumins, qui s'appuie sur la flotte locale et l'emballage de la Pêcherie Manicouagan pour le crabe des neiges, le flétan, les buccins et autres trésors du golfe.

Le plus pratique, c'est qu'ils livrent jusqu'à La Malbaie : on commande 24 à 48 h à l'avance, ils expédient le midi en glacières via Expedibus, et on récupère sa commande vers 17 h au terminus de La Malbaie (au Familiprix), en réglant les frais d'envoi — environ 15 à 20 $ par boîte — à la cueillette. De quoi s'offrir un festin de fruits de mer sans quitter Charlevoix.

Boire local

À quinze minutes de La Malbaie, la distillerie Menaud, à Clermont, est devenue une référence provinciale ; pour les cocktails, notre coup de cœur est leur liqueur de camerise, d'une belle profondeur fruitée. Du côté des bières, la Micro-Brasserie Charlevoix, à Baie-Saint-Paul, brasse depuis plus de vingt-cinq ans : la Flacatoune reste son emblème, mais pour une grande bouteille à partager, on recommande la Double Dominus Vobiscum. Pour le vin, la SAQ de La Malbaie complète l'apéro. Et la gamme sans alcool de Menaud offre une belle option locale aux conducteurs comme aux lève-tôt.

Un coup de main en cuisine

Cuisiner local ne veut pas dire cuisiner tous les soirs. Pour souffler, un chef à domicile peut préparer le repas sur place avec ces produits du terroir, et pour les artisans à visiter sur la route, notre guide de la Route des Saveurs trace un parcours d'une demi-journée. Entre un panier de légumes des Éboulements, une pièce de viande d'exception et une bonne bouteille de Charlevoix, on tient là le vrai luxe d'un séjour dans la région : manger ce que le territoire produit, à sa table, à son rythme.

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