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Les Volières de Baie-Saint-Paul : faisans et sangliers

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Ferme familiale d'oiseaux gibier à Baie-Saint-Paul : plus de 1000 oiseaux en volières, sangliers, sentiers d'observation et charcuteries maison. Le guide.

Sur le rang Saint-Antoine Nord, à quelques minutes du centre de Baie-Saint-Paul, une ferme familiale a poussé la logique du terroir jusqu'au bout : élever ses oiseaux gibier, les transformer sur place, et ouvrir les portes pour que les visiteurs rencontrent — littéralement — ce qui finira dans leur panier. Les Volières de Baie-Saint-Paul, c'est un millier d'oiseaux dans des volières extérieures, une harde de sangliers, des sentiers d'observation et une boutique de charcuteries fermières. Une adresse hybride, mi-zoo champêtre, mi-garde-manger, qui plaît autant aux enfants qu'aux gourmands.

Mille oiseaux à ciel ouvert

Le cœur de la visite, ce sont les volières extérieures où évoluent plus de mille oiseaux — tout le peuple du gibier à plumes, des faisans aux dindons qui paradent autour des mangeoires, pintades affairées en arrière-plan. On circule entre les enclos à son rythme, on observe, on compare les plumages : c'est une leçon d'ornithologie appliquée, plus proche du visiteur qu'aucune observation en nature ne le permettra jamais.

Les sangliers des Volières de Baie-Saint-Paul

Des sentiers aménagés prolongent la visite autour de la ferme et mènent aux autres pensionnaires, dont les fameux sangliers — l'ajout le plus récent de l'élevage. Les bêtes, puissantes et étonnamment expressives, fascinent les enfants ; les parents, eux, font le lien avec les terrines de la boutique. La ferme encourage d'ailleurs à apporter son pique-nique : on s'installe sur place, entre les volières et les champs, et la sortie devient une demi-journée.

La boutique : le gibier dans l'assiette

La boutique de charcuteries des Volières

L'autre moitié de l'expérience se joue à la boutique, où la famille transforme sa production en charcuteries et victuailles maison. On y goûte avant d'acheter, et le détour vaut la dégustation : terrines et produits du gibier à plumes composent un rayon qu'aucune épicerie de la région ne réplique. C'est le principe de la ferme en circuit court poussé à son terme — l'animal, l'élevage, la transformation et le comptoir au même endroit.

Pour les visiteurs qui cuisinent au fil du séjour, ces produits changent un souper ordinaire en événement : notre article sur cuisiner local en Charlevoix donne le mode d'emploi général, et celui sur la Route des Saveurs replace la ferme dans le grand circuit des producteurs de la région.

Une sortie famille qui ne triche pas

Les fermes ouvertes au public sont devenues l'une des valeurs sûres des vacances familiales en Charlevoix, et celle-ci coche toutes les cases : les animaux sont nombreux et visibles, la visite se fait à son rythme sans réservation compliquée, le pique-nique est bienvenu et la boutique récompense les adultes. Les Volières complètent à merveille le circuit des fermes à visiter en Charlevoix — alpagas et émeus d'un côté, faisans et sangliers de l'autre, il y a là de quoi bâtir une thématique de séjour complète pour de jeunes naturalistes. Notre guide Charlevoix en famille propose d'autres idées du même acabit.

L'agrotourisme selon Charlevoix

Cette ferme s'inscrit dans une tradition régionale qui remonte à loin : en Charlevoix, l'agriculture ne s'est jamais complètement séparée de l'hospitalité. Le climat maritime, les terrasses agricoles héritées des seigneuries et la proximité d'une clientèle de villégiature ont poussé les producteurs à ouvrir leurs portes plutôt qu'à se contenter de livrer — c'est vrai des fromagers, des cidriculteurs, des éleveurs d'émeus comme des Volières. Le visiteur en profite doublement : il voit les bêtes et le métier, puis il achète en connaissance de cause.

Le résultat, c'est qu'une semaine de vacances dans la région peut se construire autour des fermes sans jamais se répéter : un matin chez les alpagas, un après-midi dans les volières, une dégustation chez un fromager le lendemain. Peu de régions au Québec offrent cette densité d'adresses agrotouristiques dans un rayon de trente minutes — et encore moins avec des paysages pareils entre deux arrêts.

En pratique

La ferme se trouve au 162, rang Saint-Antoine Nord, à Baie-Saint-Paul — cinq minutes de voiture depuis le centre-ville, dans le paysage agricole vallonné qui fait le charme de l'arrière-pays immédiat. L'activité est saisonnière : les volières se visitent à la belle saison et l'automne lui va particulièrement bien, quand les érablières du rang s'allument et que la boutique regorge de produits pour les tablées des Fêtes. Un appel au 418 435-6518 ou un coup d'œil au site de la ferme confirme les heures d'ouverture du moment — un réflexe qui vaut pour toutes les fermes de la région, dont les horaires suivent le rythme des bêtes plus que celui des visiteurs.

Le conseil de fin de visite coule de source : arrivez avec une glacière vide et un appétit d'avance. Entre le faisan observé le matin et la terrine achetée l'après-midi, Les Volières offrent la version la plus honnête du tourisme gourmand — celle où l'on sait exactement d'où vient ce que l'on mange, pour l'avoir salué au passage.

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